Anoa Flores - Etudiante HEC / Science Po
Bonjour et merci d’avoir accepté cet échange pour notre sujet estival : le foot ! Dans un premier temps, pourrais-tu te présenter ainsi que ton parcours ? Bonjour, et merci à vous de me recevoir aujourd’hui. Je suis Anoa Flores, actuellement étudiante en double diplôme entre HEC Paris et Science Po Paris. Je suis en fin de première année de Master que j’effectue à HEC, durant laquelle j’ai intégré le FHF (Football HEC féminin)...

Bonjour et merci d’avoir accepté cet échange pour notre sujet estival : le foot ! Dans un premier temps, pourrais-tu te présenter ainsi que ton parcours ?
Bonjour, et merci à vous de me recevoir aujourd’hui. Je suis Anoa Flores, actuellement étudiante en double diplôme entre HEC Paris et Science Po Paris. Je suis en fin de première année de Master que j’effectue à HEC, durant laquelle j’ai intégré le FHF (Football HEC féminin). Le semestre prochain sera dédié à un stage dans le Public. Dans mon parcours, j’ai un stage public et un stage privé à faire, j’hésite encore dans quel secteur je réaliserai ce dernier ; j’ai déjà travaillé dans une CPAM, donc pourquoi pas le faire dans la santé !
Quel est ton rapport au football ?
J’ai une relation assez particulière avec le football ; je suis née dans un département et une famille fan de l’ovalie, à Perpignan. Il y a beaucoup de rugby à 13 ou à 15, mais la pratique du football n’est en général pas une option quand on est enfant…J’ai été à contre-courant et j’ai fini par convaincre ma mère ! J’ai commencé à 11 ans en mixte avant de passer en semi-professionnelle ; avec la pandémie, tout s’est ensuite un peu freiné. En montant sur Paris pour mes études supérieures, j’ai complètement arrêté la pratique. J’ai repris lors de ma troisième année, à l’étranger, à Singapour ; ce n’y est pourtant pas le sport national ! Une fois revenue sur le campus de HEC, je n’ai plus lâché ce sport : l’ambiance et la sororité que j’y ai trouvées sont vraiment deux éléments que je cherchais tout particulièrement dans la pratique.
Te rappelles-tu de ton premier entrainement au sein du FHF ? Et l’arrêt dont tu es fière ?
J’ai commencé en étant gardienne à l’âge de 11 ans. J’aimais bien me jeter un peu partout pour arrêter le ballon, même si c’était aussi synonyme de blessures régulières et de rendez-vous à l’hôpital !
Lors de mon premier entrainement pour le FHF, il y avait énormément de filles, très intéressées à l’idée de rejoindre l’association. Il y a de suite eu une très bonne ambiance. Au fil des mois et des entrainements ainsi que des compétitions diverses, la sororité a vraiment pris sa place et je dirais que le point culminant de cette belle atmosphère fut lors de notre venue à Clairefontaine pour la Saint-Gobain Football Cup. Je n’avais jamais vu une telle sororité dans ma jeune« carrière » !
Pour ce qui est de l’arrêt qui m’a marqué, je pense également à Saint-Gobain en avril dernier, lors des demi-finales ;troisième minute, un belle frappe ennemie en direction d’une lucarne que je parviens à arrêter avec la main !
Qu’est-ce que t’apporte la pratique, et le fait d’appartenir au FHF dans le cadre de tes études ?
Je suis une personne très sportive ; j’ai besoin de bouger, notamment pour mieux me concentrer ensuite dans mes études. Être trop sédentaire n’est pas un bon allié pour le corps, et je dirais même qu’il est d’autant plus important d’avoir une pratique quand nos études nous mettent parfois sous pression, créent le doute (notamment durant la recherche de stage) ; le FHF m’a donc permis de renouer avec le football, mais aussi de trouver cette culture de club dans laquelle on connait les gens, et où on retrouve cet esprit de sororité et d’entraide. Aujourd’hui, ce ne sont plus mes coéquipières ; ce sont mes sœurs. Nous avons aussi à apprendre de la forte solidarité que nous observons dans le rugby, que ce soit chez les femmes ou chez les hommes !
Les entrainements tombent parfois très bien pour nous changer les idées dans la période des examens, ou même pour s’échanger nos fiches quand nous avons des cours en commun.
Finalement, ne préfèrerais-tu pas devenir joueuse pro plutôt que manager ?
Et pourquoi pas manager une équipe pro ! Plus sérieusement, je pense que je vais rester fidèle à mes études. D’une part, je crois que la sororité n’est plus la même lorsqu’on passe en pro. Quand on en fait dans le cadre de nos études, il y a beaucoup moins de pression ; on y va avant tout pour se vider la tête et partager des bons moments. Bien sûr, le sérieux fait également partie du jeu notamment lors des compétitions, mais la solidarité n’en est jamais impactée. Dans le pro, j’aurais trop peur de perdre ces liens forts.
Je suis actuellement la Coupe du Monde de manière assidue – cela me vaut donc quelques nuits blanches… - et je pense que plus tard, c’est une chose à laquelle je resterai attachée, car c’est une passion. Cela influencera également le choix de l’entreprise dans laquelle je ferai mes premiers pas ; il est très important pour moi de rejoindre une structure qui propose à côté une activité sociale et notamment sportive. Et si un jour le FHF a besoin de moi pour un match, une compétition ou autre, je serai ravie de répondre présente !