Benjamin Barbin - DRH France et Benelux de Santen
Bonjour et merci d’avoir accepté cet échange pour notre sujet estival : le foot en entreprise ! Dans un premier temps, pourriez-vous vous présenter ainsi que votre parcours ? Je suis Benjamin Barbin, DRH France et Benelux pour le laboratoire Santen. Avant de me diriger vers les ressources humaines, j’ai d’abord eu un parcours juridique..

Bonjour et merci d’avoir accepté cet échange pour notre sujet estival : le foot en entreprise ! Dans un premier temps, pourriez-vous vous présenter ainsi que votre parcours ?
Je suis Benjamin Barbin, DRH France et Benelux pour le laboratoire Santen. Avant de me diriger vers les ressources humaines, j’ai d’abord eu un parcours juridique (école de droit) ; j’ai effectivement découvert le monde de l’entreprise par ce prisme en tant que juriste en droit social rattaché à la direction des RH. Très vite est venue la volonté de me développer et de pouvoir toucher à toutes les composantes de la fonction RH. J’ai principalement travaillé dans le secteur de la santé en débutant chez Biogen. J’ai eu des expériences dans d’autres secteurs d’activité, mais je suis assez rapidement revenu dans l’industrie pharmaceutique.
Quel est votre rapport au football ?
Vaste sujet ! Je suis un grand fan de ce sport, que j’ai commencé à pratiquer dès l’âge de 6 ans. J’ai joué jusqu’à mes 19 ans, avant de me mettre au futsal pendant environ 5 ans.
En parallèle, je suis un fervent supporter et j’aime bien suivre mes équipes, aller au stade et regarder les matchs. Je suis notamment abonné au Red Star Football Club (Saint-Ouen), que je suis de très près !
Comment vous est venue l’idée d’intégrer cette pratique dans la vie d’entreprise ?Sous quelle(s) forme(s) l’avez-vous intégré ?
Lors de ma précédente expérience au sein d’Iqvia, j’ai trouvé un petit groupe de collègues passionnés par le football. En échangeant, nous avons fini par organiser quelque chose autour de cette pratique ; cela nous tenait à cœur. Nous nous sommes renseignés et avons fini par rejoindre le dispositif de la Business League, structure qui organise des championnats de football inter-entreprises ; ils proposent une division santé et notamment pharma (division historique). Rejoindre ce dispositif plutôt que de planifier nous-mêmes des matchs hebdomadaires a simplifié notre organisation, d’autant plus qu’Iqvia avait déjà participé à ce championnat par le passé. Il y avait eu une pause de quelques années, nous avons donc été les fers de lance du renouveau de cette équipe !
La structure permet de pouvoir pratiquer le sport qu’on aime tous et de partager des moments avec les collègues dans un cadre qui est à la fois compétitif et plus détendu que devrais championnats. C’est par ailleurs très pertinent pour favoriser la cohésion car former une équipe et jouer ensemble chaque semaine, cela crée des liens autour de valeurs communes, et pour ceux nous ayant rejoint récemment, cela permet une intégration facilitée. C’est aussi une bonne manière de réseauter car on joue face à d’autres entreprises de l’industrie et on croise régulièrement des professionnels qu’on a eu parfois l’occasion de côtoyer parle passé.
Quel a été l’impact au sein de l’équipe ? Avez-vous également réussi à séduire les collaborateurs un peu moins fan … ?
L’équipe dans laquelle je jouais lorsque j’étais chez Iqvia n’était effectivement composée que de fans de football, ou de collaborateurs qui avaient déjà pratiqué la discipline dans leur vie privée. La Business League ne propose que des matchs à 5 contre 5 ; en comptant au maximum 3remplaçants, et quelques personnes supplémentaires pour combler les potentielles absences, nous n’avions finalement besoin que de 10 à 15collaborateurs. Sur une base d’environ 1600 salariés à l’époque, cela laissait finalement assez peu de place aux néophytes. Au vu du faible nombre de places disponibles, nous n’avions pas ouvert l’inscription à l’entièreté de l’entreprise. Le côté icebreaker du football existe, c’est une certitude ; mais ce n’était ici pas l’objectif premier comme nous étions déjà tous plus ou moins proches en lançant ce projet.
En ce qui concerne l’engagement, l’intégration et la cohésion d’équipe, cela a été très positif.
Cela n’est par ailleurs pas spécifique au foot ; c’est peut-être plus simple avec ce dernier car c’est le sport populaire par essence et par excellence. Il ne nécessite pas énormément de logistique. Même celles et ceux qui n’aiment pas forcément le foot n’ont en général pas de problème à le pratiquer sur l’instant. Mais j’ai aussi travaillé dans des entreprises ou on proposait des cours de boxe (poussés par un collaborateur qui voulait partager sa passion avec ses collègues), ou encore des séances de course à pied – pratique de plus en plus tendance à faire en équipe !
Et aujourd’hui, que faites-vous pour la Coupe du Monde ? 😉
Nous n’avons malheureusement pas eu le temps de proposer une ligue sur Mon Petit Prono pour que les collaborateurs puissent se challenger sur les pronostics des matchs, et c’est dommage car c’est toujours un jeu très sympa à mettre en place en entreprise! C’est facile à orchestrer, cela créé des histoires et des moments drôles à partager, et c’est un très bon moyen de fédérer les équipes. Je me souviens de la Coupe du Monde2022, lorsque les matchs se déroulaient l’après-midi et non en pleine nuit comme c’est le cas actuellement, nous avions grand plaisir à les regarder ensemble. Cette année, nous avons regardé le premier match ensemble. Cela ne nous empêche pas d’en parler très régulièrement au bureau, d’autant que tous mes collègues savent que je suis grand fan de foot!